Que faire en Casamance : les expériences qui valent le voyage

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La Casamance n’est pas une destination à cocher. Il n’y a pas de liste de dix sites à voir avant de mourir, et c’est probablement ce qui la distingue. Ce qu’on y fait tient davantage à un rythme qu’à un programme : des journées où l’on se déplace en pirogue, où l’on traverse un marché, où l’on marche dans un village, et où la fin d’après-midi se passe au bord de l’eau. Voici ce que les visiteurs y cherchent le plus souvent, et ce qu’il faut savoir pour l’organiser. Les bolongs en pirogue C’e

Une pirogue avance dans un bolong resserré entre deux rives de palétuviers, aigrettes posées sur les racines

La Casamance n’est pas une destination à cocher. Il n’y a pas de liste de dix sites à voir avant de mourir, et c’est probablement ce qui la distingue. Ce qu’on y fait tient davantage à un rythme qu’à un programme : des journées où l’on se déplace en pirogue, où l’on traverse un marché, où l’on marche dans un village, et où la fin d’après-midi se passe au bord de l’eau.

Voici ce que les visiteurs y cherchent le plus souvent, et ce qu’il faut savoir pour l’organiser.

Les bolongs en pirogue

C’est l’expérience la plus demandée de la région, et elle mérite sa place. Les bolongs sont ces bras de mer bordés de mangrove qui découpent la Basse-Casamance en presqu’îles et en îles. Les parcourir en pirogue reste la seule façon de comprendre vraiment la géographie du pays : on y voit la mangrove de près, les oiseaux, les villages accessibles uniquement par l’eau.

Une sortie se prépare avec un piroguier, souvent le matin tôt ou en fin d’après-midi. À quoi s’attendre concrètement, combien de temps compter, comment s’organiser : Les bolongs en pirogue.

Les plages

La côte autour de Cap Skirring est la raison pour laquelle une partie des visiteurs vient. De longues plages de sable, l’Atlantique, et une fréquentation qui reste modeste comparée aux destinations balnéaires classiques d’Afrique de l’Ouest. Les baignades se font en connaissant les courants : renseignez-vous localement, la mer y est belle et pas toujours calme.

Les villages et l’architecture

Le pays diola se visite à pied, et l’architecture en est la porte d’entrée. Les cases à impluvium, construites en banco, avec un toit qui recueille l’eau de pluie vers un bassin central, sont uniques en Afrique de l’Ouest.

Une précision qui compte, et que nous préférons dire ici plutôt que vous laisser la découvrir sur place : tout ne se visite pas. Certains lieux, notamment les bois sacrés, ne sont pas des sites touristiques et ne se photographient pas. C’est le sujet d’un article entier : La Casamance diola, ce qui se visite et ce qui ne se visite pas.

Les oiseaux

La mangrove, les rizières et les zones humides font de la Basse-Casamance un terrain d’observation reconnu, particulièrement vers Kafountine et dans les bolongs. Cela se combine bien avec une sortie en pirogue : les mêmes guides connaissent souvent les deux.

Les marchés

Ziguinchor et les bourgs de la région ont leurs jours de marché, et c’est là qu’on voit la Casamance travailler plutôt que recevoir. Le marché est aussi le meilleur endroit pour comprendre ce qui se mange ici, sujet traité à part : Manger en Casamance.

Organiser tout ça

Les guides, piroguiers, loueurs et organisateurs d’excursions de la région sont recensés dans l’annuaire, avec leurs fiches à jour : voir les activités en Casamance. Pour préparer le reste du séjour : Voyage en Casamance.